
Séminaire non indemnisé
Durée : 2 jours
Dates : vendredi 10 et samedi 11 décembre 2010
Intervenants : Dr Michel Biland et Pfr Max Budowski
Lieu : Lille
En France, environ 150 000 personnes par an (sur 550 000 décès) meurent après une maladie longue et incurable et nécessiteraient des soins palliatifs. Mis en œuvre en France dans les années 80 dans des services de gérontologie, les soins palliatifs connaissent aujourd’hui un développement important ; mais on ne dénombre actuellement que 122 unités de soins palliatifs et 265 équipes mobiles, avec un total de 1 040 lits d’hospitalisation, ce qui est bien insuffisant. Aussi les personnes en fin de vie qui souhaitent mourir chez elles ne sont –elles souvent entourées que de leur famille, de leur médecin traitant et de différents intervenants qui se trouvent parfois démunis pour accompagner au mieux la personne en fin de vie. Entre légiférer sur l’euthanasie et embrasser le statut quo, le législateur, avec la loi du 22 avril 2005, a emprunté une troisième voie, celle de la fin de vie. Le dispositif finalement adopté concerne le droit des malades et la fin de vie. Cette dernière étant définie comme "la phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable qu’elle qu’en soit la cause". Cette loi met en avant l’autonomie du patient, puisque sa volonté est au coeur de la décision de limitation ou d’arrêt des soins Depuis deux ans, un effort important est fait pour accompagner le développement des réseaux de soins palliatifs à domicile. Dans ces réseaux aussi, le médecin généraliste a une place prépondérante auprès du patient, de sa famille et de toute l’équipe pluridisciplinaire. Il paraît donc essentiel d’apporter un soutien aux médecins généralistes par cette formation pour les aider à mieux accompagner leurs patients en fin de vie, en milieu rural, à domicile, en institution (hôpital local) avec prévention et traitement des escarres, de la dénutrition, de la déshydratation, des troubles urinaires (sonde à demeure), des troubles digestifs (soins de bouche…), et l’apport pluridisciplinaire (IDE, aide soignante, soutien psychologique), aide ménagère et le matériel utilisé (lit médicalisé…).