
Séminaire indemnisé 15C par jour
Durée : 2 jours
Dates : vendredi 22 et samedi 23 octobre
Organisateur : Dr Didier Joseph Intervenants : Dr Michel Biland et Pfr Max Budowski
Lieu : Reims
La maladie d’Alzheimer est une démence débutant par des troubles de la mémoire épisodique (incapacité à enregistrer, à fixer des informations nouvelles) puis un manque du mot, ainsi que des difficultés d’attention et de mémoire de travail. Ces troubles sont souvent méconnus ou sous-estimés en raison de la tolérance de l’entourage et d’une compensation des déficits par le patient. C’est au stade de diminution des capacités conceptuelles et de jugement que le patient est généralement consulté. Il devient davantage indifférent à ses troubles et il est incapable de les compenser. Le patient devient plus indépendant. C’est à ce stade que l’entourage prend conscience de difficultés à venir. Certes, la maladie avait décrite par Alois Alzheimer en 1907, mais il a fallu attendre la fin des années 1980 pour prendre conscience du problème médicosocial. Il n’est pas facile de cerner l’ampleur du phénomène de démence dans une population normale (étude Paquid – France données 1987 - 2001, EuroDEM Europe). Il est encore plus difficile, notamment au début, de différencier ceux liés à une maladie d’Alzheimer. Comment distinguer une simple plainte mnésique isolée, mais fréquente à partir de 60 ans et le début d’une maladie d’Alzheimer ? Il n’existe pas d’outils spécifiques en 2009 pour un dépistage précoce de cette maladie en cabinet de ville. Le diagnostic différentiel est difficile : le diagnostic de maladie d’Alzheimer est probable lorsque l’on aura éliminé toutes les autres pathologies possibles notamment vasculaire ou psychiatrique (dépression). Les tests psychométriques et des examens complémentaires dans des centres spécialisés peuvent différencier une maladie d’Alzheimer possible d’un autre diagnostic, mais à un stade déjà avancé de la maladie. Les recherches actuelles portent notamment sur la découverte d’un marqueur spécifique permettant un diagnostic positif de cette maladie. Actuellement le diagnostic de certitude est porte post mortem (autopsie).
On ne connaît pas l’origine de la maladie d’Alzheimer. Le traitement ne peut être que symptomatique. Quatre médicaments (Donepezil, Galantamine, Rivastigmine et Memantine) ont obtenus l’AMM avec l’indication maladie d’Alzheimer : ils ont démontré une certaine efficacité sur la cognition et sur l’appréciation globale de l’évolution des malades. Mais leur impact réel à long terme n’est pas connu et leur ASMR est faible La prise en charge d’une personne âgée démente, que ce soit à domicile ou en institution, pose de nombreux problèmes. 1. La nécessité d’une surveillance constante de la personne malade 2. Les limites du maintien à domicile et l’inadaptation de l’offre d’accueil en institution 3. Une prise en charge très coûteuse
Dans le cadre de cette prise en charge, le gouvernement français a proposé en 2008, à partir des travaux d’une commission présidée par le Professeur Joël Ménard, un plan Alzheimer 2008-2012 qui insiste sur la nécessité d’organiser et de fédérer une prise en charge globale autour et pour le bénéfice de la personne malade et de ses aidants. 44 mesures ont été réparties en trois axes qui doivent s’enrichir mutuellement pour satisfaire au mieux les besoins de la personne malade. Ces trois axes sont : • Améliorer la qualité de vie des malades et des aidants • Connaître pour agir • Se mobiliser pour un enjeu de société
Les difficultés rencontrées par les médecins spécialistes en médecine générale pour prendre en charge cette maladie rend indispensable une formation adaptée à ce sujet. Le propos de ce module est de guider le médecin dans cette première démarche diagnostique qui comporte un entretien, un examen clinique et des examens complémentaires.