
Séminaire indemnisé 15C par jour
Durée : 2 jours
Dates : vendredi 15 et samedi 16 octobre 2010
Intervenant : Professeur Max Budowski
Lieu : Lille
En France, il y a près de 12 millions de personnes parmi les 18 à 75 ans considérés comme « fumeurs réguliers », c’est-à-dire qu’ils fument au moins une cigarette par jour . Première cause de mortalité évitable, certes, pourtant les fumeurs continuent de fumer. Et chaque année, 60 000 décès sont constatés chaque année en France à cause du tabac. Pus de la moitié des adultes jeunes de (18 à 25 ans) fument occasionnellement ou quotidiennement. « Face au problème de santé publique que constitue le tabagisme, les politiques publiques ont cherché à développer une stratégie d’action globale afin de prévenir l’initiation tabagique, de promouvoir l’arrêt du tabac chez les fumeurs, de supprimer toute exposition des non-fumeurs et de combattre les inégalités face à l’usage du tabac. Dans la lignée du Plan de mobilisation nationale contre le cancer 2003-2007 et du Plan gouvernemental de lutte contre les drogues illicites, le tabac et l’alcool 2004-2008, la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 a fixé comme objectifs principaux en matière de lutte contre le tabagisme d’abaisser la prévalence du tabagisme (fumeurs quotidiens) »
Qui dit tabac dit dépendance et lutte contre cette dépendance, ce qui implique les trois interrogations suivantes : • Quelles sont les raisons de cette dépendance ? • Quels sont les mécanismes d’installation de la dépendance au tabac ? • Quels sont les moyens d’y faire face au plan individuel et collectif ?
Nous essaierons de répondre à ces 3 interrogations. En effet, pour assurer un sevrage efficace chez le patient tabagique et promouvoir une politique de prévention individuelle chez nous jeunes patients, il est nécessaire de connaître les mécanismes de la dépendance au tabac.
Notre intervention portera également sur les conséquences du sevrage tabagique notamment psychologiques. En effet, l’arrêt brutal de l’utilisation ou la réduction de la quantité de nicotine utilisée est suivi, dans les 24 heures, d’au moins quatre des signes suivants : humeur dysphorique ou dépressive, insomnie, irritabilité, frustration, colère, anxiété, difficultés de concentration, fébrilité, diminution du rythme cardiaque, augmentation de l’appétit ou prise de poids. Ces signes devraient disparaître dans les 4 semaines suivant le sevrage. Parfois, le sevrage même chez des personnes ne semblant présenter aucun de ses signes peut provoquer des problèmes psychologiques plus graves notamment des troubles anxieux généralisés, des dépressions sévères évoluant même avec la reprise du tabagisme. Ces éléments psychologiques doivent être pris en considération dans toute tentative de sevrage et nécessite de consacrer une demi-journée sur ce sujet.